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4 octobre 2023Fleet Management ou gestion de flotte…
Le Fleet Management, également connu sous le nom de gestion de flotte en français, revêt une importance particulière dans un contexte où le transport routier domine la circulation des marchandises et des personnes. Il englobe la gestion de divers types de flottes, de la logistique à la distribution, en passant par le BTP ou encore la cyclologistique.
Utiliser un FMS, pour Fleet Management System, c’est engager une réduction significative des coûts et des externalités négatives grâce à l’optimisation des parcs, la mutualisation des véhicules, l’augmentation de la productivité des ateliers, la réduction du gaspillage et la promotion de l’éco-conduite.
Dans ce contexte, la gestion des flottes de véhicules devient de plus en plus importante pour de nombreuses entreprises, notamment en raison de l’impact direct sur les approvisionnements, les coûts, la maîtrise de son empreinte carbone et la qualité des services. Les nouvelles réglementations et l’augmentation du prix du carburant conduisent à une réflexion sur l’acquisition de véhicules neufs et la mobilité électrique.

Cette transition des flottes est inévitable, et elle nécessite l’adaptation des stratégies de Fleet Management, avec une utilisation accrue d’outils numériques.
Pour détailler un peu plus cet outil, le FMS englobe plusieurs activités comme :
- Acquisition de véhicules : Sélection et achat de véhicules appropriés en fonction des besoins de l’entreprise, de la charge de travail, de l’efficacité énergétique, etc.
- Entretien et maintenance : Planification, suivi et gestion de la maintenance régulière, y compris les réparations, les contrôles techniques, les vidanges d’huile, les rotations des pneus, etc. La gestion des stocks de pièces de rechange est de plus en plus souvent intégrée dans ces outils numériques.
- Suivi et localisation : Utilisation de systèmes de suivi GPS pour surveiller la localisation en temps réel des véhicules, suivre les itinéraires, les temps de conduite et les arrêts.
- Gestion des conducteurs : Suivi des performances des conducteurs, évaluation de leur comportement au volant, formation pour améliorer l’efficacité et la sécurité, gestion des heures de conduite et des repos conformément à la réglementation.
- Gestion des carburants : Surveillance de la consommation de carburant, lutte contre le gaspillage, gestion des cartes carburant, optimisation des coûts liés au carburant.
- Sécurité routière : Mise en œuvre de politiques de sécurité routière, utilisation de technologies pour prévenir les accidents, suivi des accidents et gestion des réclamations d’assurance.
- Gestion des données : Collecte, analyse et utilisation de données pour prendre des décisions informées sur la gestion de la flotte, y compris la génération de rapports et statistiques automatiques.
- Déclassement et renouvellement : Élimination ou vente des véhicules en fin de vie et acquisition de nouveaux véhicules conformes aux normes actuelles.
- Conformité réglementaire : Respect des réglementations locales, nationales et internationales concernant les véhicules, la sécurité, les émissions de CO2, les heures de conduite, etc.
- Économie et durabilité : Recherche d’opportunités pour réduire les coûts d’exploitation, minimiser l’impact environnemental et améliorer la rentabilité globale de la flotte.
De l’acquisition d’un véhicule à son retrait !
En synthèse, le Fleet Management consiste à prendre en charge tous les aspects liés à la gestion d’une flotte de véhicules, depuis leur acquisition jusqu’à leur retrait, en passant par leur entretien, leur utilisation quotidienne et leur suivi. Sans oublier la collecte permanente des données pour qualifier les décisions de gestion.
L’objectif principal est d’optimiser l’efficacité, la sécurité, les coûts et la durabilité technique et environnementale de la flotte, tout en assurant la conformité aux réglementations en vigueur.
D’un point de vue supply chain, la gestion de flotte devient cruciale pour la logistique, car elle affecte directement le coût, le délai et la qualité des livraisons. La disponibilité des véhicules est essentielle pour éviter les retards d’approvisionnement et maintenir la satisfaction des clients. Les chauffeurs-livreurs et le matériel roulant sont la vitrine quotidienne de l’entreprise.
De plus, avec la croissance continue des flux et la décarbonation du transport, les tailles des flottes augmentent ou se fragmentent, ce qui accroît les pressions sur leur gestion. Le FMS permet aussi d’ajouter une corde à son arc en termes de pilotage du risque.
Et c’est précisément dans ce contexte que plusieurs logiciels émergent pour faire performer le fleet management.
2026 : le verdissement de flotte devient une obligation chiffrée
Ce n’est plus seulement une question de coût du carburant. Depuis la loi d’orientation des mobilités (LOM), les entreprises qui exploitent plus de 100 véhicules doivent respecter un quota de véhicules à faibles émissions (VFE) à chaque renouvellement de flotte : 20 % en 2026, un taux qui grimpe à 40 % en 2027 puis 70 % en 2030, selon les guides spécialisés en gestion de flotte.
Une entreprise qui n’atteint pas ce quota s’expose à une amende par véhicule manquant, de l’ordre de 2 000 à 4 000 € en 2026 et jusqu’à 5 000 € à partir de 2027 : sur une flotte de 150 véhicules qui en renouvelle 30 par an, dix VFE manquants représentent déjà 20 000 à 40 000 € d’amende. Ce point mérite d’être reconfirmé auprès de votre expert-comptable ou de votre fédération professionnelle avant toute décision d’investissement, les seuils réglementaires évoluant régulièrement.
FMS, un outil de pilotage de votre TCO
Un FMS devient alors plus qu’un outil de pilotage des coûts : c’est le seul moyen fiable de savoir, à tout moment, où en est votre flotte par rapport à ce quota, sans attendre la relance de l’administration. Le suivi analytique évoqué plus haut (rappels de maintenance, historique des interventions) s’étend naturellement au suivi de la composition énergétique du parc.
A titre de veille, SOLARIS propose le logiciel Apollo, qui repose sur la simplification et l’anticipation des tâches. Il automatise les rappels de maintenance, historise les interventions et assure un suivi analytique précis des coûts. SOLARIS propose également un accompagnement sur le terrain, y compris la formation de Fleet Managers, pour garantir une transition en douceur vers de nouvelles méthodes de gestion de flotte.
Le marché ne s’y trompe pas : selon Mordor Intelligence, le marché européen de la gestion de flotte devrait passer de 9 milliards de dollars en 2026 à plus de 15,7 milliards en 2031, porté notamment par cette pression réglementaire et par la généralisation de la télématique embarquée. Reste que la taille du marché ne dit rien de la pertinence d’un outil pour votre parc : un FMS se choisit sur le nombre de véhicules, la diversité des motorisations et la maturité de vos process, pas sur la notoriété de l’éditeur. C’est aussi ce que couvre un TMS côté pilotage des tournées, la frontière entre les deux outils étant de plus en plus fine ; notre panorama des logiciels TMS en France en 2026 peut d’ailleurs servir de point de comparaison, même si les deux catégories ne couvrent pas exactement le même périmètre.
La gestion proactive des informations et de la maintenance de sa flotte de véhicules est une clé de succès supplémentaire dans la galaxie Supply Chain qui ne cesse de révéler de profonds gisements d’optimisation.
L’œil de l’expert
Le piège classique sur un projet FMS, c’est de le lancer comme un projet informatique alors que c’est d’abord un projet d’organisation. Le boîtier télématique et le tableau de bord ne servent à rien si personne, côté exploitation, n’a la responsabilité explicite de traiter les alertes qu’ils remontent. Avant de comparer des éditeurs, mieux vaut désigner qui, dans l’équipe, portera ce rôle au quotidien.
Questions fréquentes
Un FMS et un TMS, est-ce la même chose ?
Non. Le FMS pilote le véhicule (entretien, carburant, conducteurs, conformité), le TMS pilote le flux de transport (tournées, chargements, facturation). Sur une flotte importante, les deux outils cohabitent et échangent des données, mais ils répondent à des questions différentes.
Le quota de véhicules à faibles émissions concerne-t-il toutes les entreprises ?
Non, la loi LOM cible les entreprises et collectivités qui exploitent plus de 100 véhicules. En dessous de ce seuil, l’obligation chiffrée ne s’applique pas, même si l’intérêt économique d’un FMS reste souvent réel dès une trentaine de véhicules.
Faut-il un FMS pour une flotte de dix véhicules ?
Techniquement oui, plusieurs éditeurs proposent des offres adaptées aux petites flottes. Mais le retour sur investissement se discute en dessous d’un certain seuil : à ce niveau, un tableur bien tenu et une bonne discipline de maintenance couvrent parfois l’essentiel du besoin.
Combien de temps prend le déploiement d’un FMS ?
Ça dépend surtout du nombre de véhicules à équiper physiquement en boîtiers télématiques et de la qualité des données de départ (immatriculations, historiques d’entretien). Comptez plusieurs semaines pour une flotte de taille moyenne, rarement moins.
Un FMS permet-il de prouver la conformité au quota VFE en cas de contrôle ?
Il permet surtout de la suivre en continu et d’anticiper un manquement avant qu’il ne coûte une amende. La déclaration elle-même reste une démarche administrative à vérifier avec votre expert-comptable ou votre fédération professionnelle, les modalités précises pouvant évoluer.
Le FMS remplace-t-il le rôle du Fleet Manager ?
Non, il l’outille. Un tableau de bord qui remonte des alertes sans personne pour les traiter ne change rien à la gestion de flotte : c’est même l’erreur la plus fréquente à l’ouverture d’un projet FMS.




