La FNTR, première organisation patronale du transport routier de marchandises

FNTR
est la Fédération nationale des transports routiers. C’est la première organisation patronale de la branche des transports routiers et activités auxiliaires du transport, mesurée à 38,63 % du poids patronal au titre du cycle de représentativité 2025.

Elle est constituée en syndicat professionnel. Son siège partage l’immeuble Cardinet, rue Bernard Buffet dans le dix-septième arrondissement de Paris, avec l’Union TLF, ce qui donne à cette adresse une concentration inhabituelle du pouvoir de représentation de la filière transport et logistique française.

Une fédération nationale adossée à plus de trente structures territoriales

Le modèle de la FNTR repose sur ses syndicats régionaux et départementaux. La fédération en revendique plus d’une trentaine, et ce sont eux qui portent l’essentiel du service de proximité : appui juridique et social, accompagnement à la conformité, parfois des prestations de paie sous leur propre marque.

Ces structures prennent aussi position en leur nom propre. La FNTR Alsace a ainsi lancé sa propre pétition contre le projet de taxe poids lourds régionale. Un adhérent traite donc au quotidien avec sa fédération territoriale, tandis que le niveau national porte la représentation à Paris et à Bruxelles.

Chiffres clés

38,63 %
Du poids patronal de la branche, cycle 2025
5 000
Entreprises adhérentes annoncées
30+
Syndicats régionaux et départementaux
80e
Congrès annuel, octobre 2026

Le poids de 38,63 % résulte du cycle officiel de mesure de la représentativité patronale 2025 sur la branche des transports routiers et activités auxiliaires du transport. Le chiffre de 5 000 entreprises est annoncé par la fédération elle-même, au titre de 2024.

Données de l’entreprise

IndicateurValeur
Raison socialeFédération nationale des transports routiers, sigle FNTR, syndicat professionnel
SIREN775 671 746, code NAF 94.11Z, activités des organisations patronales et consulaires
Siège8 rue Bernard Buffet, 75017 Paris. Trois établissements ouverts
Effectif permanent10 à 49 salariés pour l’unité légale nationale, tranche SIRENE au millésime 2023, hors structures territoriales
Représentativité38,63 % du poids patronal de la branche au titre du cycle 2025, premier rang devant l’Union TLF à 33,71 %, l’OTRE à 14,69 % et la FNTV à 12,97 %
Adhérents annoncésPlus de 5 000 entreprises adhérentes, représentant selon la fédération 44 % des entreprises du transport routier de marchandises français, de leurs salariés et de leur parc. Chiffres annoncés en novembre 2024
PrésidenceFlorence Dupasquier, directrice générale du groupe Samat, élue le 6 novembre 2024 pour un mandat de trois ans. Première femme à présider la fédération. Elle en était auparavant vice-présidente, trésorière et présidente de la commission Europe et International
DirectionFlorence Berthelot, déléguée générale, en poste depuis avril 2016
Organisation territorialePlus de trente syndicats régionaux et départementaux, qui portent les services de proximité sous leur propre marque et prennent position en leur nom
Représentation européenneInscription au registre de transparence de l’Union européenne sous le numéro 94275086214-14, bureau permanent à Bruxelles, suivi du Pacte vert et du paquet climat
Dialogue socialPartie prenante des négociations de la convention collective des transports routiers et activités auxiliaires du transport et des instances paritaires de branche
PublicationsNote de conjoncture trimestrielle du transport routier de marchandises et enquête de conjoncture trimestrielle auprès des dirigeants, accompagnée d’un communiqué de synthèse
Événement annuelCongrès de la fédération. La 80e édition se tient les 7 et 8 octobre 2026 au Beffroi de Montrouge, avec une assemblée statutaire le premier jour et une plénière ouverte le second
Services aux adhérentsEspace adhérents en ligne et web-télévision. L’appui juridique, social et technique de proximité est délivré par les structures territoriales

Les chantiers que porte la fédération

ChantierPosition portée par la fédérationCe qui est en jeu pour une entreprise de transport
Fiscalité et taxes régionalesOpposition aux projets d’écotaxes poids lourds régionaux, qualifiés d’impôt déguisé et de mesure inefficace. La présidente a parlé, en octobre 2025, de concours Lépine des taxesUne taxe régionale sur un axe de transit renchérit le kilomètre sans possibilité de contournement, sur des marges déjà étroites
Répercussion des coûtsDemande de sécurisation des mécanismes de répercussion des hausses de coûts auprès des donneurs d’ordresC’est la question centrale du modèle économique : un coût qui ne se répercute pas se transforme en perte d’exploitation
Transition énergétiqueDemande d’un partage du coût de la transition avec les chargeurs, plutôt qu’un report intégral sur le transporteurLe surcoût d’un véhicule électrique ou au biogaz et de son infrastructure de recharge n’est pas absorbable seul par une PME
Gazole et indexationSuivi du gazole professionnel et des mécanismes d’indexation tarifaireLe carburant est l’un des premiers postes du prix de revient d’un kilomètre routier
Attractivité et recrutementAccord signé en 2025 avec France Travail et Cheops pour élargir le vivier de recrutement des conducteurs39 % des dirigeants interrogés au deuxième trimestre 2026 déclaraient encore des difficultés de recrutement
Concurrence intracommunautaireSuivi du détachement, du cabotage et de l’application du paquet mobilitéL’écart de coût du pavillon détermine la compétitivité sur les liaisons internationales et les grands axes
Réglementation européenneSuivi du Pacte vert et du paquet climat depuis le bureau permanent de Bruxelles, avec plusieurs rencontres de haut niveau avec la Commission entre 2015 et 2024L’essentiel de la réglementation qui s’applique au transport routier se décide au niveau européen avant d’être transposée

Ces positions sont celles de la fédération et sont rapportées comme telles. Elles engagent l’organisation, pas l’annuaire.

  • Note de conjoncture trimestrielle : l’un des rares indicateurs sectoriels publics du transport routier de marchandises français, complété par une enquête auprès des dirigeants.
  • Résultats du deuxième trimestre 2026 : la fédération décrit une stabilisation fragile. La part de dirigeants insatisfaits recule de 78 % au premier trimestre à 55 % au deuxième, et l’investissement reste limité au renouvellement de la flotte.
  • Représentation à Bruxelles : inscription au registre de transparence européen, bureau permanent, budget de représentation déclaré entre 200 000 et 300 000 euros au titre de 2022.
  • Sujets techniques suivis : ensembles modulaires européens, intelligence artificielle appliquée à l’exploitation, cybersécurité des systèmes d’information de transport.
  • Congrès annuel : rendez-vous statutaire et politique de la profession, clôturé en 2024 par le ministre chargé des Transports.

La FNTR est-elle la bonne fédération pour vous ?

Pour qui ?

Entreprises de transport routier de marchandises de toutes tailles, du lot au vrac en passant par la citerne et la benne.

Dirigeants qui veulent un appui juridique et social de proximité, délivré par une structure départementale ou régionale.

Transporteurs exposés à la concurrence intracommunautaire sur des liaisons internationales.

Entreprises confrontées à un projet de taxe régionale sur leur axe d’exploitation.

Pour quoi faire ?

Disposer d’un conseil juridique et social sur le contrôle, le contentieux prud’homal ou la conformité réglementaire.

Suivre la conjoncture du secteur avec des indicateurs trimestriels publics plutôt qu’au ressenti.

Peser sur la négociation de branche, dont les accords s’appliqueront de toute façon à l’entreprise.

Faire remonter une difficulté de terrain jusqu’aux administrations françaises et européennes.

Comment se situe la FNTR parmi les organisations du secteur

Quatre organisations patronales sont reconnues représentatives sur la branche des transports routiers et activités auxiliaires du transport au titre du cycle 2025, et elles ne couvrent pas le même terrain.

La FNTR arrive en tête avec 38,63 % du poids patronal. Elle représente le transport routier de marchandises dans son ensemble, sans restriction de taille d’entreprise. L’Union TLF suit à 33,71 % : son périmètre couvre la commission de transport, l’entreposage, la douane et le multimodal, métiers que la FNTR ne revendique pas. L’OTRE, à 14,69 %, s’adresse spécifiquement aux très petites et moyennes entreprises à capitaux familiaux. La FNTV, à 12,97 %, représente le transport de voyageurs.

Une organisation citée dans les mêmes débats n’appartient pas à ce panel. L’AUTF représente les chargeurs, c’est-à-dire les clients du transport, et se situe donc de l’autre côté de la table lorsque se négocient les conditions commerciales de la profession.

Aucune des quatre organisations représentatives n’atteignant la majorité, un accord de branche se construit nécessairement par alliance.

Les points forts de la FNTR

Le premier poids de la branche. Avec 38,63 % du poids patronal mesuré au cycle 2025, la fédération est la première force patronale du secteur et aucune négociation de branche ne peut se conclure sans elle.

Un maillage territorial dense. Plus de trente syndicats régionaux et départementaux délivrent le service de proximité. Pour une PME, la différence entre une fédération parisienne et un interlocuteur départemental qui connaît la DREAL locale est considérable.

Une présence européenne structurée. Bureau permanent à Bruxelles, inscription au registre de transparence, participation aux consultations sur le Pacte vert : la fédération intervient là où se décide l’essentiel de la réglementation applicable.

Des indicateurs publics de conjoncture. La note trimestrielle et l’enquête auprès des dirigeants comptent parmi les rares baromètres accessibles du transport routier français, utiles bien au-delà des seuls adhérents.

Une continuité de direction. La déléguée générale est en poste depuis 2016, ce qui donne à la fédération une mémoire des dossiers que peu d’organisations professionnelles conservent.