Afilog
réunit les acteurs de l’immobilier logistique et productif : promoteurs, investisseurs, foncières, architectes, bureaux de contrôle, équipementiers, logisticiens et experts-conseils. C’est une association déclarée, immatriculée en mars 2003, dont le siège est dans le premier arrondissement de Paris.
Son objet est plus précis que ne le laisse penser son nom. Afilog ne traite pas de la supply chain au sens opérationnel, mais du bâtiment logistique : où on peut l’implanter, à quelles conditions réglementaires, avec quelle empreinte, et comment il est perçu par les élus et les riverains.
L’association décrit ses deux missions comme la meilleure intégration de la logistique dans les territoires et l’adaptation des réglementations aux besoins du marché. Elle présente explicitement l’adhésion comme une mutualisation du plaidoyer, permettant de peser plus fortement dans les négociations avec les pouvoirs publics.
Cinq axes structurent son action : l’implantation territoriale, l’évolution réglementaire, la transformation écologique de la filière, la compétitivité, et une ambition affichée de repenser l’entrepôt comme producteur d’énergie décarbonée. Cette dernière n’est pas rhétorique : l’action collective Énergie lancée fin 2023 vise cinq millions de mètres carrés de panneaux photovoltaïques en cinq ans.
120 Adhérents, chiffre annoncé en mai 2026 | 2003 Année d’immatriculation de l’association | 18 Membres au conseil d’administration | 5 M m² de photovoltaïque visés en cinq ans |
Le nombre d’adhérents est celui annoncé par l’association en mai 2026. Une communication du MEDEF de mars 2025 mentionnait 130 acteurs. L’objectif photovoltaïque relève de l’action collective Énergie lancée en octobre 2023, pour une puissance visée de 1,2 gigawatt-crête.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Raison sociale | Association Afilog, association déclarée, numéro au répertoire national des associations W751151550 |
| SIREN | 449 270 578, immatriculée le 18 mars 2003, code NAF 94.12Z, organisations professionnelles |
| Siège | 5 rue de Castiglione, 75001 Paris, adresse du siège au répertoire SIRENE depuis septembre 2015 |
| Effectif permanent | 3 à 5 salariés, tranche SIRENE au millésime 2023. L’association relève de l’économie sociale et solidaire |
| Présidence | Christophe Ripert, directeur général délégué logistique urbaine de Quartus, élu le 25 juin 2026 pour un mandat de trois ans. Il succède à Claude Samson, président depuis 2011 |
| Vice-présidences | Hasna Berkia-Guez, directrice RSE de Barjane, pour l’environnement, l’énergie et le développement durable. Paulo Ferreira, de Virtuo Industrial Property, pour le réglementaire et les risques. Vincent Sadé, de Prologis, pour les relations extérieures |
| Bureau | Six membres élus pour trois ans, dont Jean-Pierre Madelaine, d’Archi-Factory, trésorier, et Olivier Barge, de Quartus, secrétaire |
| Direction | Diana Diziain, directrice déléguée. Thomas Steinmüller pour le volet européen |
| Conseil d’administration | 18 membres, parmi lesquels AEW, JLL, Sogaris, Invesco, Logicor, Nexity, Stef, CBRE, Panattoni et Gicram |
| Typologie des adhérents | Promoteurs, investisseurs, logisticiens, architectes, bureaux de contrôle, équipementiers et experts-conseils |
| Instances de travail | Commission prospective, commission paysage, commission internationale, commission Women4Warehouse, groupe de travail décarbonation, groupe de travail sur la grille de classification des entrepôts, action collective Énergie |
| Appartenances | Adhésion au MEDEF depuis le 21 mars 2025. Travaux communs avec l’Union TLF, France Supply Chain et le Club Déméter. Partenariats avec ORÉE et avec l’association brésilienne Abralog |
| Relations avec l’État | Charte d’engagements réciproques signée dans le cadre du comité interministériel de la logistique. L’Atlas des entrepôts et le panorama de l’emploi logistique sont copubliés avec l’État |
| Publication périodique | Magazine Plateformes, consacré à l’immobilier et à la logistique |
| Production | Objet | Date et partenaires |
|---|---|---|
| Atlas des entrepôts et panorama de l’emploi logistique | Cartographie du parc d’entrepôts français et mesure de l’emploi de la filière. La production la mieux adossée à une source publique | Janvier 2025, troisième édition du panorama, copubliée avec l’État, avec des contributions de CBRE et de Cushman et Wakefield |
| Livre blanc sur l’immobilier logistique et productif en milieu urbain | Conditions d’implantation de la logistique dans le tissu urbain dense, cohabitation avec l’habitat, formes bâties | Présenté à Lyon le 24 février 2026 |
| Propositions aux nouveaux maires | Recommandations sur les plans locaux d’urbanisme intercommunaux, la reconversion de friches, les projets mixtes et la cohabitation avec les riverains | Mai 2026, à destination des équipes municipales issues du renouvellement |
| Guide des bonnes pratiques paysagères | Douze thématiques d’insertion paysagère des bâtiments logistiques, sujet central de l’acceptabilité locale | Avril 2025, avec le cabinet Payet et la commission Paysage |
| Afilog Carbon Efficiency Scale | Référentiel d’efficacité carbone appliqué au bâtiment logistique | Annoncé en septembre 2025. La méthode n’est pas décrite publiquement à ce jour |
| Charte sur le décret tertiaire | Application au bâtiment logistique des obligations de réduction des consommations énergétiques du parc tertiaire | Mars 2024, avec l’Union TLF, France Supply Chain et le Club Déméter |
| Action collective Énergie | Déploiement mutualisé du photovoltaïque en toiture d’entrepôt, avec un objectif de cinq millions de mètres carrés en cinq ans pour 1,2 gigawatt-crête | Lancée en octobre 2023, structurée en trois volets |
L’agenda de l’association montre une activité soutenue de ses instances, avec bureaux, conseils d’administration, commissions et groupes de travail répartis sur l’ensemble du second semestre. La plupart de ces rendez-vous sont réservés aux membres.
Promoteurs, contractants généraux et investisseurs de l’immobilier logistique, cœur historique de l’association.
Foncières et gestionnaires de parcs, qui doivent arbitrer entre performance énergétique et rentabilité d’actif.
Architectes, bureaux d’études et bureaux de contrôle spécialisés dans le bâtiment logistique.
Logisticiens et industriels qui portent des projets d’implantation et se heurtent à l’acceptabilité locale.
Mutualiser un plaidoyer que personne ne peut porter seul face aux administrations et aux collectivités.
Accéder à des référentiels communs sur l’insertion paysagère, l’efficacité carbone ou la classification des entrepôts.
Participer au déploiement mutualisé du photovoltaïque en toiture, sur un modèle collectif plutôt qu’actif par actif.
Disposer des données de l’Atlas des entrepôts pour étayer une étude d’implantation ou une note d’investissement.
L’immobilier logistique est l’un des rares segments de la filière où la contrainte principale n’est ni le coût ni la technique, mais l’autorisation. Un entrepôt ne se construit pas sans terrain constructible, sans permis, sans autorisation au titre des installations classées, et de plus en plus rarement sans l’accord tacite des riverains.
C’est exactement le terrain d’Afilog. Son travail sur l’insertion paysagère, sur la reconversion de friches et sur les propositions faites aux équipes municipales porte sur ce point de blocage, pas sur la performance opérationnelle du bâtiment.
L’association est aussi devenue un interlocuteur institutionnel. Elle copublie l’Atlas des entrepôts et le panorama de l’emploi logistique avec l’État, a signé une charte d’engagements réciproques dans le cadre du comité interministériel de la logistique, et a rejoint le MEDEF en mars 2025.
Pour un professionnel de la supply chain qui n’est pas du métier de l’immobilier, c’est la porte d’entrée la plus directe vers ce segment : les promoteurs, les investisseurs et les architectes qui construisent les entrepôts français y sont pour l’essentiel réunis.
Un positionnement sans concurrent. Aucune autre organisation française ne réunit les promoteurs, les investisseurs, les architectes et les exploitants autour du bâtiment logistique. Sur ce segment, l’association est le seul point de rencontre.
Une reconnaissance institutionnelle établie. Copublication avec l’État, charte d’engagements réciproques, adhésion au MEDEF en mars 2025 : l’association est traitée comme un interlocuteur, pas comme un groupe de pression périphérique.
Des productions concrètes et datées. Guide paysager, livre blanc urbain, propositions aux maires, atlas des entrepôts : ce sont des documents utilisables, pas des prises de position générales.
Une action collective sur l’énergie, rare dans la filière. Mutualiser le déploiement photovoltaïque sur cinq millions de mètres carrés de toitures est un projet opérationnel, mesurable, et qui dépasse ce qu’une association professionnelle produit habituellement.
Une gouvernance renouvelée. L’arrivée de Christophe Ripert en juin 2026, après quinze ans de présidence de Claude Samson, s’accompagne de trois vice-présidences aux portefeuilles explicites, sur l’environnement, le réglementaire et les relations extérieures.