Fenwick-Linde
est le premier distributeur de chariots de manutention en France. La société a réalisé 888,1 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024, pour un résultat net de 42,0 millions, contre 827,2 millions l’exercice précédent.
L’histoire commence à Paris en 1862, quand l’Écossais Noël Fenwick fonde la maison qui porte son nom. Elle entre dans la manutention en 1902 avec les palans, ouvre un atelier à Saint-Ouen en 1917, et produit en 1927 le KF 200, premier chariot élévateur de fabrication française. Le rapprochement avec l’allemand Linde intervient au milieu des années 1980 et donne naissance à Fenwick-Linde. Le nom est resté. Il faut dire qu’il désigne dans le langage courant des exploitants n’importe quel chariot élévateur, quelle qu’en soit la marque, ce qui est le signe d’une notoriété que peu d’industriels français ont atteinte dans leur secteur.
Le groupe s’articule autour de deux sociétés distinctes qu’il ne faut pas confondre. Fenwick-Linde porte la distribution, le service et la location depuis Élancourt, dans les Yvelines. Fenwick-Linde Opérations exploite le site industriel de Cenon-sur-Vienne, près de Châtellerault, où sont produits les chariots de magasinage, les mâts, les châssis et les protège-conducteurs, avec une part significative de fabrication sur mesure.
L’ensemble est une filiale du groupe allemand KION, deuxième constructeur mondial de chariots, qui réunit également les marques Linde Material Handling, Still, Baoli et Dematic. Still et Dematic sont d’ailleurs présentes en France par des sociétés distinctes.
888,1 M EUR de CA, exercice 2024 | 80+ Agences et concessions en France | 1862 Fondation de la maison Fenwick | 15 700 Chariots au parc de location courte durée |
Le chiffre d’affaires est celui des comptes sociaux de la société Fenwick-Linde au titre de 2024. Il ne comprend pas la société industrielle Fenwick-Linde Opérations, qui publie ses propres comptes, et les deux ne s’additionnent pas. Le parc de location est un chiffre annoncé par l’entreprise.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Raison sociale | Fenwick-Linde, SAS, SIREN 348 936 386, créée le 1er décembre 1988, code NAF 46.69B. Catégorie grande entreprise au sens de l’INSEE |
| Siège | 1 rue du Maréchal de Lattre de Tassigny, 78990 Élancourt, dans les Yvelines. Le siège a été inauguré en 1995 |
| Effectif | 1 000 à 1 999 salariés, tranche SIRENE au millésime 2023, pour la seule société de distribution |
| Direction | Jocelyn Gourlet, président. Jacques Arrighi, directeur général, nommé en janvier 2025. Commissaire aux comptes : KPMG |
| Chiffre d’affaires | 888 142 094 EUR au titre de 2024, comptes sociaux, avec un résultat net de 41 956 702 EUR. L’exercice 2023 s’établissait à 827,2 M EUR |
| Société industrielle | Fenwick-Linde Opérations, SAS, SIREN 831 131 248, créée en juillet 2017, code NAF 28.22Z, 1 rue de Touraine, 86530 Cenon-sur-Vienne, 500 à 999 salariés |
| Groupe | Filiale du groupe allemand KION, rattachée à la division Industrial Trucks and Services de Linde Material Handling depuis la création de KION en 2006. Le groupe réunit également Still, Dematic, Baoli et Voltas |
| Autres marques KION en France | Still, société distincte installée à Jossigny, 439,3 M EUR de chiffre d’affaires en 2024. Dematic, installée à Bussy-Saint-Georges |
| Réseau | 41 établissements ouverts pour la société de distribution, complétés par un réseau de concessionnaires régionaux : Loire Océan Manutention en Loire-Atlantique, Bretagne Manutention en Ille-et-Vilaine, Barthélemy Manutention dans les Bouches-du-Rhône, Bastide Manutention en Haute-Garonne. Une agence a ouvert à Rungis en mars 2025 |
| Parc et gamme | Plus de 80 modèles au catalogue et 174 800 chariots en parc, chiffres annoncés par l’entreprise |
| Formation | Organisme de formation déclaré sous le numéro 11788202378, certifié au titre des actions de formation. 440 stagiaires et 15 formateurs déclarés au titre de l’exercice 2025, selon la liste publique de la DGEFP |
| Notation extra-financière | EcoVadis Platine pour la troisième année consécutive, annoncé par l’entreprise en mai 2026 |
| Certifications annoncées | ISO 9001, ISO 14001, ISO 45001, ISO 50001, ISO 3834-2 sur le soudage, ainsi que les qualifications CEFRI, ATEX et MASE, selon l’entreprise |
| Référence publiée | Airbus, usine Jean-Luc Lagardère de Toulouse consacrée à l’A320, équipée de robots R-Matic avec le concessionnaire Bastide Manutention, annoncé en juin 2025 |
| Prestation | Ce que c’est | Pourquoi cela compte pour un exploitant |
|---|---|---|
| Chariots frontaux | Gammes thermiques et électriques, dont la série Ei14 à Ei20 en lithium-ion 48 volts, les capacités lourdes et les versions pour atmosphère explosive | C’est le matériel de quai et de cour. Le choix entre thermique et électrique conditionne l’aménagement du local de charge et le coût d’exploitation sur dix ans |
| Matériel de magasinage | Transpalettes, gerbeurs, préparateurs de commandes N20 et N25, chariots à mât rétractable Ri14 à Ri18 | C’est le matériel qui détermine la hauteur exploitable et la cadence de préparation à l’intérieur du bâtiment |
| Automatisation | Véhicules à guidage automatique et robots mobiles autonomes, gamme R-Matic dont la levée atteint huit mètres, logiciel de pilotage MATIC:move et gestion d’entrepôt | Permet d’automatiser un flux répétitif sans reconstruire l’entrepôt, contrairement à un transstockeur qui impose sa propre structure |
| Location | Courte durée sur un parc annoncé de 15 700 chariots et 100 nacelles, longue durée avec contrat de service intégré | Absorber une pointe saisonnière sans immobiliser de capital, ou transformer un investissement en charge d’exploitation |
| Occasion certifiée | Matériel reconditionné et revendu avec garantie | Équiper un site secondaire ou un flux non critique à un coût réduit, avec un recours en cas de défaut |
| Maintenance et vérifications | Contrats de service, pièces d’origine, vérifications générales périodiques obligatoires | La vérification périodique n’est pas une option : elle est imposée par le code du travail et conditionne la couverture en cas d’accident |
| Formation à la conduite | Organisme de formation déclaré et certifié, 440 stagiaires en 2025 | L’autorisation de conduite d’un cariste engage la responsabilité de l’employeur. La faire délivrer par le fournisseur du matériel simplifie la chaîne |
| Gestion de flotte | Télématique embarquée, portail client myFenwick ouvert en décembre 2025, conseil sur les technologies lithium-ion et hydrogène | Mesurer le taux d’utilisation réel d’un parc, avant d’en renouveler ou d’en réduire la taille |
Le modèle économique du secteur tient dans ce tableau. La marge se fait rarement sur la machine neuve. Elle se fait sur le contrat de service, la location et les pièces qui accompagnent le matériel pendant les huit à douze années de sa vie utile, ce qui explique pourquoi la densité du réseau d’intervention pèse plus lourd, dans une consultation, que l’écart de prix catalogue entre deux constructeurs.
Exploitants d’entrepôts et de plateformes, du site unique au réseau multi-sites qui cherche un contrat-cadre national.
Industriels dont les ateliers exigent des matériels spécifiques : atmosphère explosive, fortes capacités, environnements contraints.
Prestataires logistiques qui renouvellent un parc et arbitrent entre achat, location longue durée et occasion.
Entreprises engagées dans le remplacement de leurs chariots thermiques par de l’électrique, avec la question du local de charge à traiter.
Équiper un site neuf, du transpalette au chariot frontal, avec un interlocuteur unique.
Absorber une pointe saisonnière par de la location courte durée, sans immobiliser de capital.
Automatiser un flux répétitif avec des robots mobiles, sans reconstruire le bâtiment.
Sécuriser les vérifications périodiques réglementaires et les autorisations de conduite des caristes.
Le réseau compte plus de quatre-vingts agences et concessions sur le territoire. La société de distribution exploite quarante et un établissements en propre, auxquels s’ajoutent les implantations de quatre concessionnaires régionaux.
Ces concessionnaires sont des sociétés juridiquement distinctes, qui portent la marque sur leur zone : Loire Océan Manutention pour l’Ouest, Bretagne Manutention pour la Bretagne, Barthélemy Manutention pour le Sud-Est et Bastide Manutention pour le Sud-Ouest. Ils partagent leur direction générale avec la maison mère et sont hébergés sur le site officiel du réseau.
Le siège est à Élancourt, dans les Yvelines, depuis 1995. La dernière ouverture en date est celle de Rungis, en mars 2025, au cœur du premier marché alimentaire d’Europe.
Le site industriel est à part. Cenon-sur-Vienne, à côté de Châtellerault, est le seul lieu de production français du réseau, exploité par une société dédiée. C’est de là que sortent les chariots de magasinage et les composants, y compris les configurations sur mesure. Rien de comparable chez les concurrents.
Cent soixante ans de présence continue. La maison est née en 1862 et a construit le premier chariot élévateur français en 1927. Aucun concurrent sur ce marché ne peut produire une antériorité comparable en France.
Une production française maintenue. Le site de Cenon-sur-Vienne fabrique les chariots de magasinage et une part de la production sur mesure. Sur un marché où la quasi-totalité des acteurs importe, disposer d’une usine en France change les délais et la capacité d’adaptation.
Le premier réseau du marché. Plus de quatre-vingts agences et concessions, quarante et un établissements en propre. Pour un exploitant multi-sites, la densité du maillage détermine le délai d’intervention. C’est le vrai critère d’un contrat de maintenance.
Une solidité financière établie. 888,1 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024 et 42,0 millions de résultat net, en progression sur l’exercice précédent, avec l’adossement au deuxième groupe mondial du secteur.
Une notation extra-financière au plus haut niveau. EcoVadis Platine pour la troisième année consécutive place l’entreprise dans le premier centile des sociétés évaluées.
Une offre complète sur la durée de vie du matériel. Vente, location, occasion, maintenance, vérifications réglementaires, formation des caristes et gestion de flotte relèvent du même fournisseur, ce qui simplifie la chaîne de responsabilité.