Bretagne Supply Chain
réunit les entreprises bretonnes autour des métiers de la logistique et de la supply chain. Créée en juillet 2010, l’association compte 173 structures adhérentes en 2026 et revendique plus de 1 300 professionnels dans son réseau.
Elle n’est pas une fédération patronale et ne négocie aucune convention collective. Son métier est l’animation : mettre en relation des entreprises qui ne se croiseraient pas, monter des projets collectifs, et porter les sujets de la filière auprès des collectivités. Le cluster annonce une cinquantaine de rendez-vous par an.
La raison d’être économique du cluster tient dans un chiffre que tout le monde reprend : les entreprises bretonnes supporteraient environ 8 % de coûts de transport de plus que la moyenne nationale, du fait de la situation péninsulaire de la région. Le communiqué de la Région Bretagne du 20 janvier 2026 et celui de la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement du lendemain le retiennent tous deux.
Il faut cependant le manier avec prudence. Aucune de ces sources ne cite l’étude d’origine, sa méthode, son périmètre ni l’année de ses données. Le chiffre est institutionnellement consacré et méthodologiquement opaque. Il dit une réalité que tout industriel breton connaît, il ne dit pas comment elle a été mesurée.
173 Structures adhérentes en 2026 | 1 300 Professionnels dans le réseau | 50 Rencontres organisées par an | 2010 Année de création de l’association |
Les chiffres d’adhérents et d’activité sont ceux publiés par le cluster sur son site en 2026. Plusieurs sources tierces avancent un ordre de grandeur supérieur, que l’association elle-même ne reprend pas.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Raison sociale | Bretagne Supply Chain, association déclarée, numéro au répertoire national des associations W353009096 |
| SIREN | 529 431 348, association créée le 13 juillet 2010, code NAF 94.99Z |
| Siège | 2 avenue de la Préfecture, 35000 Rennes, en Ille-et-Vilaine |
| Effectif permanent | 10 à 49 salariés, tranche SIRENE au millésime 2023 |
| Statut | Structure de l’économie sociale et solidaire, bénéficiaire d’un soutien de l’ADEME |
| Présidence | Sylvia Grados, directrice générale adjointe de Maison Cadiou dans le Finistère, annoncée le 23 mars 2026. Elle succède à Serge Rambault, fondateur du cluster et président pendant plus de quinze ans, qui reste au conseil d’administration |
| Bureau | Virginie Milbeau de One Point à la vice-présidence, Sophie Lebras de Marie Morin au secrétariat, Maxime Brancourt de LogiDev Solutions à la trésorerie, avec Maxime Blanchet de C-Log, Alain Egermann des Transports Bréger, Pascal Gérardin d’Ouest Boissons et Matthieu Nadler de STEF |
| Adhérents | 173 structures et plus de 1 300 professionnels en 2026. Répartition annoncée : 39 % de fournisseurs de solutions, 35 % d’industriels et distributeurs, 13 % de prestataires logistiques et transporteurs, 7 % d’organismes de formation et 6 % d’institutionnels |
| Cotisation | De 195 à 3 000 EUR hors taxes selon le chiffre d’affaires de l’adhérent, grille publiée sur le site |
| Reconnaissance | Labellisé grappe d’entreprises exemplaire par la DATAR le 21 janvier 2011, selon le cluster |
| Rôle institutionnel | L’association a contribué à l’élaboration de la feuille de route régionale de la mobilité des marchandises, présentée par la Région Bretagne et l’État en janvier 2026. Cette feuille de route porte 30 actions réparties en 4 axes à l’horizon 2028, avec 64 M EUR inscrits au contrat de plan |
| Poids de la filière régionale | La logistique représente environ 10 % des emplois bretons selon la Région et l’État en janvier 2026. La part modale routière atteint 95 %, le fret ferroviaire 1,4 %, et la région compte 1,2 million de mètres carrés d’entrepôts |
| Réseaux | Membre de l’interclustering logistique français, qui réunit six clusters régionaux et échange depuis 2013 |
| Publications | Revue de presse mensuelle, dont la dernière livraison connue date du 30 juin 2026 |
| Projet | Ce qu’il traite | Ce que l’entreprise y trouve |
|---|---|---|
| Mixenn | Transition énergétique du transport de marchandises : motorisations alternatives, avitaillement, arbitrage entre technologies | Un cadre collectif pour instruire un choix de motorisation que peu de PME peuvent documenter seules |
| ACT Pas à Pas | Construction d’une trajectoire climat d’entreprise selon la méthode de l’ADEME, à l’échelle du Grand Ouest. Onze entreprises engagées | Une méthode reconnue et un accompagnement collectif, au lieu d’un cabinet à mandater seul |
| Let’s GO | Attractivité des métiers de la logistique et de la supply chain, promotion auprès des publics en orientation | Un levier mutualisé sur le premier point de blocage de la filière, la difficulté à recruter |
| Détente des flux | Lissage des pics d’activité et des tensions sur les chaînes d’approvisionnement régionales | Un travail sur les causes des à-coups, souvent situées chez le donneur d’ordres plutôt que chez le prestataire |
| ACT’supply | Conditions de travail dans les métiers de l’entrepôt et du transport | Un angle santé et sécurité qui rejoint directement la fidélisation des équipes |
| Chartes de logistique urbaine durable | Démarches engagées avec Rennes Métropole, Brest Métropole et Lorient Agglomération | Une place à la table quand les métropoles écrivent les règles de livraison qui s’imposeront ensuite |
| Charte logistique durable des îles | Approvisionnement des douze îles bretonnes habitées, avec l’Association des Îles du Ponant et le programme InTerLUD+, financé par l’État et la Région. Site pilote : Ouessant | Un terrain d’expérimentation où toutes les contraintes logistiques sont poussées à l’extrême |
La charte des îles a été lancée à Brest le 28 janvier 2026, avec un voyage d’étude au printemps et une restitution publique prévue à l’automne. C’est un projet partenarial en cours, pas un texte déjà signé.
Industriels et distributeurs bretons, qui représentent plus d’un tiers des adhérents et pour qui le transport est un poste de coût structurellement plus élevé qu’ailleurs.
Prestataires logistiques et transporteurs implantés en Bretagne, des quatre départements.
Fournisseurs de solutions, éditeurs et équipementiers qui veulent se faire connaître de la filière régionale : c’est la catégorie la plus représentée dans le réseau.
Organismes de formation et institutionnels, qui trouvent ici l’interface entre l’offre de compétences et les besoins des entreprises.
Instruire un choix de motorisation alternative dans un cadre collectif plutôt que seul face aux constructeurs.
Construire une trajectoire climat selon une méthode reconnue, avec dix autres entreprises engagées dans la même démarche.
Peser sur les chartes de logistique urbaine que rédigent Rennes, Brest et Lorient, avant qu’elles ne s’imposent.
Rencontrer les entreprises de la filière régionale sur une cinquantaine de rendez-vous par an, sans monter à Paris.
La géographie commande. Une péninsule n’a de flux que dans une direction, ce qui signifie des retours à vide structurels, des distances plus longues vers les marchés de consommation, et une position en bout de réseau pour tous les schémas nationaux de distribution.
C’est ce que traduit le chiffre des 8 % de surcoût de transport, repris par la Région et par l’État en janvier 2026. Nous le rapportons comme ils le publient, en signalant qu’aucune de ces sources n’indique l’étude d’origine ni la méthode retenue.
Le second facteur est la composition de l’économie régionale. L’agroalimentaire breton produit des flux sous température dirigée, à forte saisonnalité et à date limite courte, qui tolèrent mal l’improvisation. La logistique y pèse environ 10 % des emplois régionaux.
Le troisième est le retard modal. Avec 95 % de part routière et 1,4 % de fret ferroviaire, la région dispose de peu d’alternatives immédiates, ce qui explique que la feuille de route régionale présentée en janvier 2026 porte trente actions et 64 millions d’euros de crédits contractualisés.
Seize ans d’existence continue. Créé en 2010 et labellisé grappe d’entreprises dès janvier 2011, le cluster a traversé plusieurs cycles de financement public sans interruption d’activité.
Un réseau équilibré, ce qui est rare. Trente-neuf pour cent de fournisseurs de solutions, 35 % d’industriels et de distributeurs, 13 % de prestataires : aucune catégorie n’écrase les autres, ce qui rend les rencontres réellement transversales.
Une reconnaissance institutionnelle établie. La contribution du cluster à la feuille de route régionale de la mobilité des marchandises, présentée par la Région et l’État en janvier 2026, est attestée par ces deux institutions.
Un portefeuille de projets, pas seulement des rencontres. Mixenn sur l’énergie, ACT Pas à Pas sur le climat, Let’s GO sur les métiers, ACT’supply sur les conditions de travail : ce sont des montages engageants, avec des entreprises nommément impliquées.
Un terrain d’expérimentation unique. La charte logistique durable des îles, engagée avec l’Association des Îles du Ponant sur les douze îles habitées, traite un cas limite dont les enseignements dépassent largement l’insulaire.
Une cotisation proportionnée. De 195 à 3 000 euros hors taxes selon le chiffre d’affaires, une grille publiée en clair, ce que peu de clusters font.