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2 octobre 2025
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9 octobre 2025Synthèse d’étude. Cet article résume le rapport « 2025 Supply Chain Earnings Impact Report », publié par Cleo le 15 avril 2025 (communiqué de Cleo). Les données et les analyses sont celles de Cleo, à qui revient le crédit intégral de l’étude. Blogistics en propose une lecture pour les directions supply chain, revue en septembre 2026. Lire le rapport original (PDF).
Winners vs Losers de la Supply Chain (2019-2025) : ce que la bourse nous apprend
Quand un cours bouge de quelques points après une publication de résultats, le marché dit ce qu’il pense de la supply chain de l’entreprise. Cleo a passé au crible plus de 1 000 comptes rendus de résultats d’entreprises cotées américaines de taille moyenne, entre 2019 et 2025, et a relevé la réaction du cours dans les sept jours avant et après chaque publication.
Comment l’étude a été menée
L’échantillon vient du Russell 2000 : selon le rapport, les 100 premières sociétés dont la capitalisation se situe entre 500 M$ et 1 Md$, dans cinq secteurs (matériaux de base, consommation discrétionnaire, consommation de base, industrie, technologie). Cleo a repéré les termes liés à la supply chain dans les commentaires de résultats, puis les a rapprochés de l’évolution du cours autour de la publication.
Pourquoi cette étude mérite-t-elle une lecture
Entre pandémie, Suez, Ukraine, météo extrême et Mer Rouge, la supply chain est passée de l’ombre à la lumière : les choix d’intégration, de visibilité et d’agilité pèsent directement sur le cours boursier des entreprises. Le volume de mentions de la « supply chain » culmine en 2022, puis baisse à mesure que les entreprises stabilisent leurs opérations en 2023-2024. Sur l’ensemble des mentions relevées par Cleo, 2 % datent de 2019, 27 % de 2022 et 10 % de 2024.
Autre chiffre du rapport : il a fallu en moyenne 176 jours à une action pour retrouver son niveau d’avant publication, et jusqu’à 1 086 jours pour la société la plus lente. Une mauvaise nouvelle de supply chain se paie longtemps.

Winner ou loser ?
Cleo dégage deux profils, que voici côte à côte.
| Axe | Les gagnants | Les perdants |
| Visibilité | Visibilité temps réel et intégration technologique (automatisation, analytics) | Goulets de visibilité (44 % des cas), décisions prises en réaction |
| Carnet de commandes | Backlogs pilotés, priorité aux hautes marges (la moitié des sociétés qui surperforment s’appuient sur un backlog solide) | Arriérés et pénuries (42 %), revenus décalés |
| Aléas | Efficience opérationnelle, fournisseurs diversifiés | Disruptions (46 %), retards (37 %) |
| Prix et coûts | Pricing réactif | Coûts en hausse sans pricing power |
| Équipes et systèmes | Montée en compétences couplée à l’automatisation | Modernisation repoussée, systèmes cloisonnés, feuille de route de redressement peu crédible |
Ce que les directions Supply Chain peuvent en tirer
- Orchestrer et intégrer : relier applications, partenaires et données pour décider en temps réel. Cleo range les systèmes cloisonnés parmi les traits des perdants.
- Valoriser le backlog : filtrer par marge (le cost to serve aide à repérer les clients qui plombent la marge), synchroniser avec la demande et assumer un pricing dynamique. Et traiter proprement les manquants et reliquats, qui décalent le chiffre d’affaires.
- Investir dans les équipes : automatiser les tâches répétitives tout en formant aux nouveaux outils d’exécution et de pilotage.
Ce que l’étude ne dit pas
Un cours réagit à l’ensemble d’un communiqué : marges, perspectives, actualité du secteur. Cleo mesure des corrélations sur une fenêtre de sept jours, pas l’effet isolé de la supply chain. Le rapport relève aussi que l’inflation, pourtant bien présente dans les coûts, est rarement citée dans les appels de résultats, sans doute parce que le sujet est politisé. C’est donc un baromètre de ce que les dirigeants choisissent de dire au marché, à lire avec ce recul.
Bien que cette étude concerne des structures cotées, la démarche n’en est pas moins applicable à tout type d’entreprise qui pilote une supply chain au quotidien. Elle révèle une tendance qui mérite probablement une déclinaison au-delà des « grosses » entreprises.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que le Supply Chain Earnings Impact Report de Cleo ?
C’est une étude publiée par Cleo en avril 2025. Elle analyse plus de 1 000 comptes rendus de résultats trimestriels pour mesurer comment le marché réagit quand une entreprise parle de sa supply chain.
Quelles entreprises et quelle période l’étude couvre-t-elle ?
Des sociétés cotées américaines de taille moyenne, tirées du Russell 2000 (capitalisation de 500 M$ à 1 Md$ selon le rapport), sur les exercices 2019 à 2025. Le cours est observé sept jours avant et sept jours après chaque publication.
Qu’est-ce qui distingue les gagnants des perdants ?
Les gagnants combinent visibilité temps réel, intégration technologique, pricing réactif, backlogs pilotés et équipes formées. Les perdants cumulent goulets de visibilité, arriérés, retards et disruptions, avec des coûts en hausse sans pouvoir de prix.
Combien de temps un cours met-il à se relever ?
Cleo relève une moyenne de 176 jours pour retrouver le niveau d’avant publication, avec un cas extrême à 1 086 jours.
Ces enseignements valent-ils pour une PME non cotée ?
L’étude ne porte que sur des sociétés cotées, mais les leviers qu’elle met en avant (visibilité, gestion des backlogs, prix, formation) ne dépendent pas de la bourse. À vous d’en tester la pertinence sur votre propre activité.
Source et crédit intégral : Cleo, 2025 Supply Chain Earnings Impact Report.
Consultez le rapport : Supply Chain Earnings Impact Report 2025_CLEO




