Hardis Supply Chain
édite le logiciel de gestion d’entrepôt connu en France sous le nom de Reflex. Le produit est né en 1994, d’abord pour les prestataires logistiques, puis étendu dès 1996 au commerce et à l’industrie. Le 4 novembre 2025, l’éditeur a regroupé ses trois gammes sous une marque unique : Reflex WMS est devenu Hardis WMS, Reflex In-Store Logistics est devenu Hardis In-Store Logistics, et l’OMS néerlandais OIL est devenu Hardis OMS. Le site reflex-logistics.com redirige aujourd’hui vers hardis-supplychain.com.
Ce changement de nom accompagne un changement de structure. L’activité logicielle supply chain, jusque-là portée par Hardis Group, a été filialisée : la société Hardis Supply Chain a reçu l’apport partiel d’actif de sa maison mère le 28 octobre 2025. Deux autres filiales ont été créées au même moment, Hardis Tech Services pour le conseil et l’ingénierie, Cloudity pour l’écosystème Salesforce.
Le siège est à Seyssinet-Pariset, dans l’agglomération grenobloise, avec des bureaux à Lyon, Villeneuve-d’Ascq et Courbevoie. La progression hors de France s’est faite par acquisitions successives : l’espagnol Sislog racheté à Atos en mars 2023, le distributeur italien du produit en avril 2024, puis le néerlandais Magnus Black et son OMS OIL en juillet 2024. Une implantation aux États-Unis a suivi en 2025.
Le groupe Hardis a réalisé 196,8 millions d’euros de chiffre d’affaires consolidé en 2024, dont 86,3 millions pour la seule activité logicielle supply chain, en hausse de 11 %. C’est ce dernier périmètre qui correspond à l’offre décrite ici.
86,3 M EUR de CA logiciels supply chain, 2024 | 2 000 Sites logistiques équipés | 550 Clients dans 25 pays | 1994 Première version du WMS |
Le chiffre d’affaires est celui du segment logiciels supply chain publié par le groupe pour 2024. Le nombre de sites, de clients et de pays est annoncé par l’éditeur.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Identité légale | Hardis Supply Chain, SAS, SIREN 938 843 901, immatriculée le 27 décembre 2024 au RCS de Grenoble, capital 1 659 768 EUR, code NAF 62.01Z programmation informatique |
| Siège social | 3 rue Paul Valérien Perrin, ZA La Tuilerie 2, 38170 Seyssinet-Pariset. L’adresse de la rue de la Tuilerie qui circule encore correspond à l’ancien siège du groupe |
| Origine de la société | Filiale créée par apport partiel d’actif de Hardis Groupe, opération publiée le 28 octobre 2025. Le groupe lui-même a été fondé en 1984 |
| Gouvernance | Président : Hardis Groupe, SIREN 513 852 657, représenté par Nicolas Odet. Direction opérationnelle de la filiale : Florent Boizard |
| Chiffre d’affaires groupe | 196,8 M EUR en 2024, en progression de 5,2 %, dont 86,3 M EUR pour les logiciels supply chain et 27,5 M EUR à l’international. Objectif annoncé pour 2025 : 207 M EUR |
| Comptes de la société mère | Hardis Groupe a publié 153,8 M EUR de chiffre d’affaires social sur l’exercice 2024, contre 151,1 M EUR en 2023 et 130,2 M EUR en 2021 |
| Effectif | Plus de 700 collaborateurs annoncés pour l’activité supply chain. Le groupe Hardis est classé par l’INSEE dans la tranche 1 000 à 1 999 salariés |
| Actionnariat | Le capital du groupe a été ouvert en 2019 à CM-CIC Investissement et Bpifrance, les dirigeants et une trentaine de managers en conservant un tiers à cette date |
| Croissance externe | Sislog, éditeur WMS espagnol, racheté à Atos en mars 2023. Distributeur italien du produit repris en avril 2024. Magnus Black, éditeur néerlandais de l’OMS OIL, acquis en juillet 2024 |
| Référencement analyste | Référencé par Gartner dans le Magic Quadrant for Warehouse Management Systems, Europe Context, et présent sur Gartner Peer Insights |
| Hébergement | Mode SaaS proposé depuis 2012, en cloud public sur Google Cloud ou en cloud privé chez l’éditeur. Le mode on-premise reste disponible |
| Rétention client | Taux de 98 % annoncé par l’éditeur lors du changement de marque, en novembre 2025 |
| Solution | Nom avant novembre 2025 | Ce qu’elle couvre |
|---|---|---|
| Hardis WMS | Reflex WMS | Gestion d’entrepôt, d’usine, de magasin, de drive et d’agence commerciale. Le socle historique de l’offre |
| Hardis WMS Sislog | Sislog | WMS destiné à l’Espagne, au Portugal et à l’Amérique latine, issu du rachat de 2023 |
| Hardis OMS | OIL, de Magnus Black | Gestion des commandes omnicanale, stock temps réel, expédition depuis le magasin, retrait en magasin, retours |
| Hardis SC Network | Reflex Visibility | Orchestration et supervision d’un réseau logistique multi-sites |
| WCS Master | Sans changement | Pilotage par le WMS des équipements mécanisés et robotisés, avec un catalogue de connecteurs vers les WCS du marché |
| Hardis Transportation Management | Sans changement | Modules transport intégrés au WMS : multi-transporteurs, tarification, respect des heures de coupure, mutualisation, EDI transporteurs, affrètement et contrôle de facture |
| Appointment Scheduling | Fonctions de gestion de quai | Prise de rendez-vous à quai et lissage des arrivées |
| 3PL Customer Portal | Sans changement | Portail reliant le prestataire logistique, ses chargeurs et ses transporteurs |
| Control Tower et Claim Management | Sans changement | Tour de contrôle logistique et gestion des litiges |
| LMS et vocal | Sans changement | Pilotage des ressources humaines et matérielles en temps réel, préparation de commandes vocale |
La gestion du transport n’est pas vendue comme un TMS autonome mais comme un ensemble de modules greffés sur le WMS. C’est une différence de nature avec un éditeur spécialisé sur le transport.
Prestataires logistiques multi-clients, public d’origine du produit, qui ont besoin de facturer à l’unité d’œuvre et d’ouvrir un portail à leurs donneurs d’ordres.
Distributeurs et enseignes omnicanales qui pilotent entrepôt, magasin et drive avec un même référentiel de stock.
Industriels qui alimentent des lignes de production et gèrent des pièces de rechange ou des matières dangereuses.
Entreprises présentes en Espagne, au Portugal, aux Pays-Bas ou en Amérique latine, où l’éditeur dispose d’équipes et de produits locaux.
Remplacer un WMS vieillissant par une solution disponible en SaaS comme en licence, sans changer de modèle au moment de la bascule.
Mécaniser ou robotiser un entrepôt sans confier le pilotage à l’automaticien, le WCS Master jouant le rôle de couche d’orchestration.
Unifier la promesse client sur tous les canaux de vente avec l’OMS, en rendant le stock magasin disponible à la vente en ligne.
Absorber la partie transport, de l’édition des documents à l’affrètement et au contrôle de facture, sans acquérir un TMS séparé.
Le marché français du WMS se partage entre les grands éditeurs internationaux, les éditeurs français généralistes et les spécialistes de niche. Hardis Supply Chain occupe la position intermédiaire : une base installée large, plus de 2 000 sites annoncés, une couverture fonctionnelle qui va du WMS à l’OMS, et une taille qui reste celle d’une entreprise de taille intermédiaire européenne face à des acteurs mondiaux.
Le produit est référencé par Gartner dans le Magic Quadrant consacré au contexte européen, ce qui vaut reconnaissance de couverture fonctionnelle sans présager d’un classement.
Le point de vigilance pour un acheteur est ailleurs. La marque Reflex avait trente ans de notoriété en France ; elle a disparu en novembre 2025. Les documents, les appels d’offres et les curriculum vitae qui mentionnent Reflex WMS parlent bien du même produit, mais la recherche d’informations et la comparaison de références demandent désormais de croiser les deux noms.
Une base installée vérifiable. Plus de 2 000 sites équipés, une quarantaine de cas clients publiés avec le nom de l’entreprise, dont des références lourdes en distribution, en industrie et chez les prestataires. Pour un acheteur, c’est la possibilité concrète d’aller voir un entrepôt comparable au sien avant de décider.
Une couverture qui dépasse l’entrepôt. WMS, OMS, orchestration de réseau, modules transport et pilotage des automatismes viennent du même éditeur. Cela réduit le nombre d’interfaces à construire et à maintenir, qui est souvent le vrai coût caché d’un projet.
Le choix du mode de déploiement laissé ouvert. Le SaaS existe depuis 2012, sur cloud public Google ou cloud privé de l’éditeur, mais la licence installée reste possible. Les entreprises soumises à des contraintes de localisation de données ne sont pas écartées d’office.
Un ancrage industriel français. Fondé en 1984 à Grenoble, l’éditeur a construit sa croissance internationale par acquisitions tout en conservant sa direction et sa recherche et développement en Isère, avec plus de 100 000 heures annuelles annoncées.
Par l’éditeur. Le parcours de formation d’Hardis Supply Chain, assuré par l’éditeur lui-même ou par ses intégrateurs partenaires, compte trois niveaux : initiale pour le vocabulaire et les concepts, paramétrage pour la configuration, experts pour les fonctions avancées.
S’y ajoute une plateforme d’apprentissage en ligne, HSC Campus, qui s’appelait auparavant Reflex Academy. Elle permet de suivre l’avancement des équipes depuis un navigateur. Rhenus Logistics France l’a testée en 2021 puis étendue à une vingtaine d’utilisateurs clés, de la DSI aux méthodes.
Les tutoriels publics sont rares. Les contenus de formation sont réservés aux clients, ce qui explique qu’une recherche de tutoriel mène surtout à des pages commerciales et très rarement à un pas-à-pas utilisable. Pour un nouvel utilisateur, la voie la plus directe passe donc par les utilisateurs référents de son entreprise, puis par le catalogue de l’éditeur.
Non. Reflex Web désigne l’édition web du logiciel, lancée en février 2016 pour succéder aux éditions sur AS/400 et en client-serveur. Elle s’utilise dans un navigateur, en neuf langues.
Le mode SaaS est une question d’hébergement, pas d’interface : le logiciel peut être exploité dans le cloud de l’éditeur, sur Google Cloud, ou installé chez le client. Selon l’éditeur, Hardis WMS, nom actuel du logiciel, a été le premier WMS disponible sur la place de marché de Google, avec un engagement de disponibilité de 99,9 % et les normes ISO 27001 et SOC 2.
La nuance compte. Une interface web ne dit rien de l’hébergement : demandez où tourne l’application, qui l’exploite et quel engagement de service est signé.