AUTF
est l’Association des utilisateurs de transport de fret. Elle représente les chargeurs, c’est-à-dire les entreprises qui ont des marchandises à faire transporter : industriels, distributeurs, importateurs et exportateurs, tous modes confondus.
C’est une position unique dans le paysage professionnel français. La FNTR, l’Union TLF et l’OTRE défendent les intérêts des transporteurs et des prestataires. L’AUTF défend ceux de leurs clients. Sur un contrat de transport, les deux camps ne sont pas du même côté de la table.
Le périmètre couvre les entreprises qui achètent du transport, mais également celles qui l’exécutent elles-mêmes. Une commission dédiée au transport routier pour compte propre existe, présidée par un responsable du groupe Pomona.
Cette particularité explique certaines de ses positions publiques. Lorsque le projet de loi-cadre sur les transports de 2026 a prévu d’étendre au compte propre des obligations conçues pour le transport public de marchandises, l’association en a demandé le retrait, dans un communiqué du 10 juillet 2026 qui demandait aussi la suppression des sanctions prévues et contestait le caractère unique de la trajectoire d’électrification retenue.
150+ Groupes et entreprises adhérents | 25 Fédérations sectorielles membres | 7 Commissions modales et transverses | 5 Volets du baromètre des chargeurs 2026 |
Les chiffres d’adhérents sont ceux affichés par l’association sur son site en septembre 2026. Elle ne publie pas de millésime pour ces valeurs, ni de volumes de fret représentés.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Raison sociale | Association des utilisateurs de transport de fret, sigle AUTF, association déclarée, numéro au répertoire national des associations W751110658 |
| SIREN | 393 985 890, unité légale enregistrée au répertoire SIRENE le 1er janvier 1994, code NAF 82.99Z |
| Siège | 91 rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris. Établissement siège ouvert en juillet 1997 |
| Effectif permanent | 10 à 19 salariés, tranche SIRENE au millésime 2023. Huit permanents sont nommés sur le site de l’association |
| Statut | Structure de l’économie sociale et solidaire |
| Présidence | Yves Antoine, directeur des achats logistiques du groupe Arkema, élu par le conseil d’administration le 11 mars 2026. Il succède à Mourad Bensadik, parti diriger la logistique de Supermarché Match |
| Direction | Valérie Clément-Launoy, directrice générale depuis le 18 septembre 2025. Administratrice de l’association depuis 2015, elle a exercé chez Naviland Cargo, SeaFrance et OCS |
| Gouvernance | Conseil d’administration en quatre collèges, élu pour trois ans par l’assemblée générale : organisations professionnelles, entreprises, présidents de commissions et personnalités qualifiées |
| Adhérents | Plus de 150 grands groupes et entreprises, et 25 fédérations sectorielles. Les fonctions représentées sont la supply chain, la logistique, le transport et les achats |
| Organisation | Sept commissions réparties en deux pôles. Le pôle International couvre l’aérien, le maritime et la douane. Le pôle Continental couvre la route, la route en compte propre, le ferroviaire et le fluvial |
| Appartenances | Membre actif de l’European Shippers Council, membre fondateur de France Logistique créée en janvier 2020, membre de l’Alliance 4F pour le fret ferroviaire, partenaire de France Industrie, présente au Comité France Maritime et au Cluster maritime français |
| Publications | Baromètre de perception des chargeurs, publié avec Eurogroup Consulting depuis plus de dix ans. Édition 2026 parue le 22 juin, en cinq volets : maritime, routier, ferroviaire et combiné, fluvial et combiné, fonction douane. Rapport annuel d’activité |
| Dispositifs de décarbonation | FRET21, coporté avec l’ADEME dans le cadre du programme EVE. REMO, consacré au report modal. FRET IMPACT, lancé le 24 juin 2026. La Fresque du Fret, outil de sensibilisation |
| Événement annuel | Événement annuel des chargeurs, tenu le 24 juin 2026 à Paris. L’association est également présente au Top Transport de Marseille |
| Commission | Ce qu’elle traite du point de vue du chargeur | Qui la préside |
|---|---|---|
| Maritime, pôle International | Conditions d’achat du transport conteneurisé, surestaries et frais de détention, fiabilité des escales, coût des dysfonctionnements portuaires | Frédéric Chabasse, groupe Lesaffre |
| Aérien, pôle International | Capacité, tarification et sûreté du fret aérien, relations avec les compagnies et les commissionnaires | Laurine Baheux, Horiba |
| Douane et commerce international | Réforme douanière européenne, procédures, conformité et coût administratif des opérations d’import et d’export | Alicia Boissière, EDF |
| Route, pôle Continental | Achat de transport routier, mécanismes contractuels de révision tarifaire, capacité, qualité de service | Denis Dewerdt, Essity |
| Route compte propre | Situation des entreprises qui exploitent leur propre flotte, réglementation applicable et périmètre des obligations | Denis Moncuit, groupe Pomona |
| Ferroviaire, pôle Continental | Capacité disponible, fiabilité des sillons, conditions du report modal vers le rail | Arnaud Desmonts, ArcelorMittal |
| Fluvial, pôle Continental | Offre fluviale, articulation avec le maritime et le routier, conditions économiques du report modal vers la voie d’eau | Gilles Daenen, ECFTL |
La composition des présidences est révélatrice du profil des adhérents : chimie, papier et hygiène, sidérurgie, énergie, agroalimentaire, distribution alimentaire. Ce sont des industriels et des distributeurs à flux massifs, pour qui le transport est un poste de coût majeur.
Industriels et distributeurs pour qui le transport est un poste d’achat significatif, quel que soit le mode utilisé.
Importateurs et exportateurs confrontés aux conditions du transport maritime conteneurisé et aux procédures douanières.
Entreprises qui exploitent leur propre flotte en compte propre, cas peu représenté ailleurs.
Fédérations sectorielles qui veulent porter les intérêts transport de leurs membres sans monter leur propre expertise.
Comprendre ce qui se prépare dans la réglementation transport avant que le texte ne s’applique.
Comparer sa perception d’un mode à celle des autres chargeurs, grâce au baromètre annuel.
Engager une démarche de décarbonation du transport avec un dispositif reconnu par l’ADEME.
Faire porter une position d’acheteur dans un débat public où les transporteurs sont bien mieux organisés.
Un prestataire logistique ou un transporteur a intérêt à savoir ce que dit l’AUTF, parce qu’elle formule publiquement ce que ses clients pensent sans toujours le dire en négociation.
Le dossier le plus explicite reste celui de l’indexation carburant. En mars 2023, l’association a répondu publiquement à une organisation patronale du transport routier qui demandait un durcissement des mécanismes d’indexation énergie en pied de facture. Elle y défend la liberté contractuelle, conteste l’emploi des mots surcharge et surtaxe, et dénonce des transporteurs qui imposeraient unilatéralement leurs mécanismes de révision, en s’appuyant sur les articles L3222-1 et L3222-2 du code des transports.
Sur la loi-cadre transports de 2026, la position a évolué en quelques mois. Le communiqué de février saluait la logique incitative du texte et soutenait l’harmonisation des tarifs de manutention conteneurs. Celui de juillet demandait le retrait de l’extension au compte propre et la suppression des sanctions.
Une nuance importante : l’AUTF siège aux côtés des transporteurs à France Logistique, dont elle est membre fondatrice, et dans l’Alliance 4F pour le fret ferroviaire. Ce ne sont pas deux camps ennemis, mais deux positions opposées dans un même contrat.
Une position sans équivalent en France. Aucune autre organisation ne représente les acheteurs de transport tous modes confondus. Pour un industriel, c’est le seul endroit où sa position d’acheteur est portée sans arbitrage avec les intérêts des prestataires.
Une couverture réellement multimodale. Sept commissions couvrant l’aérien, le maritime, la douane, la route, le compte propre, le ferroviaire et le fluvial, chacune présidée par un praticien en exercice dans une grande entreprise.
Un baromètre annuel avec plus de dix ans de recul. Peu de séries françaises mesurent aussi longuement la perception qu’ont les chargeurs de chaque mode de transport, et l’édition 2026 se décline en cinq volets distincts.
Des dispositifs de décarbonation opérationnels. FRET21 est coporté avec l’ADEME, REMO traite le report modal, FRET IMPACT a été lancé en juin 2026. L’accompagnement est ouvert aux non-adhérents, ce qui est rare.
Un ancrage institutionnel solide. Membre fondatrice de France Logistique, membre actif de l’European Shippers Council, présente à l’Alliance 4F et au Comité France Maritime : l’association siège là où les décisions se préparent.