Viaposte est d’abord un nom de marque. La société qui le porte, VIAPOSTE SAS, est une holding installée au Kremlin-Bicêtre, dans le Val-de-Marne, avec une dizaine de salariés et le code d’activité des sièges sociaux. Les entrepôts, les trieurs et les camions sont ailleurs. Ils appartiennent à des filiales qu’elle préside : NEOLOG pour les plateformes logistiques, Viaposte Transport Management pour l’organisation du transport, la Société de Traitement de Presse pour les flux de presse, Viaposte Maintenance pour l’entretien des équipements et LDKM pour le transport routier. Toutes partagent le siège du 67 avenue de Fontainebleau. Le site se présente comme une filiale de La Poste, et Supply Chain Magazine désigne La Poste comme actionnaire principal.
Le nom lui-même est récent. La holding s’appelait VIAPOST jusqu’en février 2024, date à laquelle elle et ses filiales ont ajouté un e final, publié au BODACC. L’ancien nom survit dans quelques registres et sur les réseaux sociaux. À ne pas confondre : Viapost Logistique Connectée, l’ancienne filiale e-commerce du groupe, a été vendue à Log’s en décembre 2019 et renommée UpLog, et elle n’a plus de lien avec l’actuelle Viaposte.
Le métier d’origine, c’est le tri. Viaposte trie des objets, prépare des commandes, entretient des trieurs et organise du transport pour les entités du groupe La Poste, et propose ces mêmes compétences à des clients extérieurs, selon l’entreprise. Elle intervient de deux façons : sur ses propres plateformes, ou directement chez le client, avec des équipes intégrées à son site. Ce second mode pèse lourd. Supply Chain Magazine compte 89 implantations in situ pour 40 implantations en propre, ce qui en fait un prestataire capable d’opérer dans les murs d’un chargeur aussi bien que dans les siens. L’activité se répartit en trois pôles annoncés : Industries pour la logistique BtoB, Maintenance, et Transport Management.
662,6 M EUR de CA total, exercice 2025 | 2 500 Salariés environ fin 2025 | 40 Implantations en propre | 89 Implantations in situ chez des clients |
Chiffre d’affaires, effectif et implantations : fiche Prestataires logistiques 2026 de Supply Chain Magazine, consultée le 5 octobre 2026, qui classe Viaposte 18e et ventile les 662,6 M EUR de 2025 en 243,6 M EUR de logistique, 386 M EUR de transport et 33 M EUR de maintenance. Il s’agit de chiffres déclarés, aucun compte consolidé n’étant publié. Les comptes sociaux des filiales figurent dans le tableau suivant.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Société de tête | VIAPOSTE, société par actions simplifiée au capital de 15 537 000 EUR, SIREN 493 255 848, siège SIRET 493 255 848 00050, RCS Créteil, code NAF 70.10Z activités des sièges sociaux. Créée en décembre 2006, active depuis juillet 2007. Dénomination VIAPOST jusqu’en février 2024 |
| Siège | 67 avenue de Fontainebleau, 94270 Le Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) |
| Plateformes logistiques | NEOLOG, SIREN 493 255 749, code NAF 53.20Z, 44 établissements ouverts. Chiffre d’affaires social de 148,1 M EUR et résultat net de 7,0 M EUR en 2024. Licence de transport de 49 copies conformes au registre du Val-de-Marne, valable jusqu’en juin 2028 |
| Organisation du transport | Viaposte Transport Management, SIREN 808 269 559, code NAF 52.29B, 13 établissements. Chiffre d’affaires social de 390,7 M EUR et résultat net de 7,3 M EUR en 2024. Inscrite au registre des commissionnaires du Val-de-Marne |
| Autres filiales | Société de Traitement de Presse, SIREN 409 108 115, 94,6 M EUR de chiffre d’affaires en 2025. Viaposte Maintenance, SIREN 519 871 305, 19,5 M EUR en 2024. LDKM, SIREN 922 193 214, transport routier pour compte d’autrui, licence de 20 copies |
| Gouvernance | Arnaud Saint-Guilhem, président. Christophe Baboin, directeur général depuis janvier 2026, également gestionnaire de transport de NEOLOG |
| Certification | ISO 9001 pour l’affrètement, renouvelée en 2024 pour trois ans avec une extension au pilotage des flux, selon l’entreprise. Une charte RSE vise l’ISO 14001 |
| Engagements sociaux | Convention avec l’AGEFIPH, et 4,78 % de salariés bénéficiaires de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés en 2025, selon Supply Chain Magazine |
| Ligne | Ce qu’elle couvre | Qui l’opère |
|---|---|---|
| Tri industriel | Tri d’objets et de colis sur trieurs automatisés, pour les flux du groupe La Poste et pour des clients externes | NEOLOG. Supply Chain Magazine indique que 85 % des sites en propre sont équipés de trieurs, le site en annonce 30 |
| Préparation de commandes | Logistique BtoB, préparation et expédition, sur plateforme ou chez le client | NEOLOG, sur 16 plateformes logistiques et aéroportuaires annoncées |
| Équipes in situ | Personnel de Viaposte intégré au site d’un client | NEOLOG, 89 implantations in situ selon Supply Chain Magazine |
| Handling aéroportuaire | Traitement des flux sur escale, sous habilitation aéroportuaire | Escales de Marignane et de Bastia |
| Presse | Traitement et acheminement des flux de presse | Société de Traitement de Presse, en Île-de-France |
| Transport management | Achat et gestion du transport routier : messagerie palettisée, lots partiels et complets, offre V-FRET, marque 123 palette | Viaposte Transport Management, en affréteur, avec 1 400 transporteurs partenaires annoncés |
| Transport en propre | Transport routier de marchandises pour compte d’autrui | NEOLOG et LDKM, titulaires de licences au registre du Val-de-Marne |
| Maintenance industrielle | Entretien des trieurs, des convoyeurs et des outils de préparation de commandes | Viaposte Maintenance |
Métiers et volumes sont décrits par l’entreprise sur viaposte.fr, sauf mention de Supply Chain Magazine. Rattachement aux filiales : répertoire Sirene et registres des transports.
Distributeurs, enseignes et industriels qui traitent un gros volume d’objets unitaires et ont besoin de trier vite.
Chargeurs qui veulent garder leur entrepôt mais confier son exploitation, avec une équipe de prestataire installée chez eux.
Directions achats transport qui cherchent un interlocuteur unique pour la palette, le lot et l’affrètement, plutôt qu’un portefeuille de transporteurs à gérer en direct.
Exploitants de sites automatisés.
Externaliser un tri ou une préparation de commandes BtoB.
Installer une équipe in situ.
Faire entretenir trieurs et convoyeurs par une société dont c’est le métier, et sans attendre qu’une panne immobilise la ligne en pleine saison.
Acheter du transport routier.
Le réseau est national. NEOLOG compte des établissements actifs dans plus de vingt départements, de Lesquin et Liévin au nord à Velaux, Marignane et Cavaillon au sud, en passant par Rennes, Joué-lès-Tours, Lyon, Cestas et Toulouse. Les plus grandes plateformes annoncées sont Saint-Aunes, dans l’Hérault, avec 32 000 m² et 28 quais, puis Chelles, en Seine-et-Marne, avec 25 000 m² et 56 quais. Joué-lès-Tours, Brive-la-Gaillarde et Fontenoy-sur-Moselle dépassent chacune 7 000 m².
L’Île-de-France se réorganise. Selon Supply Chain Magazine, les sites de Saint-Thibault-des-Vignes et du Bourget sont transférés à Marly-la-Ville, dans le Val-d’Oise, où des établissements de NEOLOG et de la Société de Traitement de Presse sont déjà ouverts au répertoire Sirene. Vérifiez donc l’adresse du site qui vous servira.
Côté transport, Viaposte Transport Management dispose d’agences au Bourget, à Chilly-Mazarin, Saint-Priest, Réau, Lesquin, Sorigny, Cestas, Noyal-Châtillon-sur-Seiche, Fontenoy-sur-Moselle et Vitrolles. Supply Chain Magazine signale aussi une présence en Belgique.
Des sociétés d’exploitation identifiables. Derrière la marque, chaque métier a sa société, son code d’activité et ses comptes déposés. Un acheteur sait ainsi quelle entité signe, quelle entité détient la licence de transport et quelle entité porte le chiffre d’affaires. NEOLOG pour les plateformes. Viaposte Transport Management pour l’affrètement. Ce découpage figure dans les registres publics, pas sur le site commercial : il vaut la peine de le demander au moment du contrat.
Des comptes bénéficiaires. NEOLOG et Viaposte Transport Management ont chacune dégagé plus de 7 M EUR de résultat net en 2024, sur des chiffres d’affaires sociaux de 148,1 M EUR et de 390,7 M EUR.
Une culture du tri automatisé. Le prestataire vient du traitement industriel de flux postaux, et la grande majorité de ses sites en propre sont équipés de trieurs. Il sait aussi les entretenir, puisqu’une filiale entière est dédiée à la maintenance des trieurs, des convoyeurs et des outils de préparation.
Deux façons de travailler. Sur plateforme ou chez le client, avec plus d’implantations in situ que de sites en propre, ce qui laisse au chargeur le choix de garder ses murs.
Une qualité certifiée sur l’affrètement. L’ISO 9001 de l’activité d’affrètement a été renouvelée en 2024 et étendue au pilotage des flux, selon l’entreprise.